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1.2.4 Les grandes orientations théoriques de la psychologie sociale

La psychologie sociale est un agrégat de plusieurs grandes théories dont nous présentons successivement les quatre principales avec leur postulat de base et les grandes lignes de recherches.

De la théorie béhavioriste au comportementalisme

Entre les années 1920 et 1950, la recherche en psychologie, et donc en psychologie sociale, est dominée par la théorie béhavioriste.
Postulat béhavioriste : les comportements des gens sont gouvernés par leur environnement, c’est-à-dire par des événements qui leur sont extérieurs (stimuli). Ce postulat découle des expériences de PAVLOV sur le conditionnement animal. PAVLOV (1927) démontre en effet qu’en associant un stimulus adéquat (la nourriture : provoque la salivation) et un stimulus non adéquat (une sonnerie), les chiens salivent bientôt au seul bruit de la sonnette (réflexe conditionné).
Ce postulat peut se résumer par le schéma suivant

STIMULUS DE L’ENVIRONNEMENT + ORGANISME = COMPORTEMENT
(biologie et béhaviorisme)

Le béhaviorisme radical : Historiquement, la théorie béhavioriste est d’abord très mécaniste, puisqu’elle considère que l’individu est entièrement malléable :
- WATSON (1919) soutient par exemple qu’il est possible de modeler à notre gré le comportement des enfants en fonction des besoins de la société, en utilisant judicieusement des récompenses et punitions appropriées ;
- ALLPORT croit que les psychologues réussiront à isoler avec précisions les lois qui existent entre comportement et environnement.

Le comportementalisme : Trop simpliste et radical, le béhaviorisme cède sa place au néo-béhaviorisme ou comportementalisme. Cette orientation considère que les comportements sont influencés certes par l’environnement, mais aussi par les processus internes à l’individu (motivation, sentiments, pensée, affect, attitude...) (cf. encadré 2)


STIMULUS DE L’ENVIRONNEMENT _ PSYCHISME = COMPORTEMENT
(comportementalisme)

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