Précis de syntaxe

Syntaxe


Table des matières

 


1         Syntaxe du groupe nominal

1.1. Le groupe minimal : l’article et le nom

1.2. Deux autres classes de déterminants

1.2.1. Les déterminants caractérisants : les adjectifs et les compléments du nom

1.2.1.1. Les adjectifs

1.2.1.2. Les groupes nominaux compléments d’un nom

1.2.1.3. La caractérisation de possession

1.2.1.4. Les participes déterminants d’un nom

1.2.1.5. Les adverbes compléments d’un nom

1.2.2. Les déterminants spécifiants

1.2.2.1. ou[toj, o#de et e)kei=noj

1.2.2.2. Un autre spécifiant d’un groupe nominal toujours défini : au)to&j « (lui)-même »

1.2.2.3. Les déterminants spécifiants d’un groupe nominal +/- défini

1.2.2.4 Les déterminants indéfinis tij, ou)dei&j et mhdei&j

1.3 Les accords régis par le nom

1.4. Les pronoms et la pronominalisation

1.4.1. Les mots exclusivement pronoms

1.4.2. La pronominalisation

1.4.2.1. Art + Adj : « l’adjectif substantivé »

1.4.2.2. Art + verbe au participe : « le participe substantivé »

1.4.2.3. Art + verbe à l’infinitif : « l’infinitif substantivé »

1.4.2.4. Art + Adv. : « l’adverbe substantivé »

1.4.2.5. Spécifiants

1.4.2.6. Emploi de o( comme pronom démonstratif : o( me&n, o( de&

2. Syntaxe du groupe adjectival

2.1. Structure du groupe adjectival

2.2. Les compléments de l’adjectif

2.3. Les déterminants intensifs de l’adjectif

2.3.1. Les adverbes d’intensité

2.3.2. Les suffixes de comparatif et de superlatif

2.4. Les adverbes modifiant l’intensité du degré

3. Syntaxe de la phrase simple : les groupes nominaux, de la fonction à la forme

3.1. Les groupes nominaux autour du verbe

3.1.1. Le groupe sujet

3.1.2. L’attribut du sujet

3.1.3. Les compléments essentiels

3.1.3.1. La plupart des compléments essentiels du verbe sont à l’accusatif.

3.1.3.2. Plusieurs classes lexicales de verbes ont un complément essentiel au génitif

3.1.3.3. Quelques classes lexicales de verbes usuels ont leur complément essentiel au datif

3.1.3.4. Certains verbes ont un complément à l’accusatif et un second complément au datif

3.1.3.5. Certains verbes préfixés ont un complément lié au préverbe

3.1.4. L’attribut du complément d’objet

3.2.1.1. Les compléments de lieu

3.2.1.1.1. L’opposition statique / dynamique

3.2.1.1.2 L’opposition partiel / total

3.2.1.1.3 Les rapports spatiaux exprimés par des prépositions de lieu

3.2.1.2. Les compléments de temps

3.2.1.1.1. L’opposition statique / dynamique

3.2.1.1.1. L’opposition partiel / total

3.2.1.1.1. Les rapports temporels exprimés par des prépositions de temps

3.2.2.1. Les compléments de moyen et de manière

3.2.2.2. Le complément d’agent du verbe passif

3.2.2.3. Le complément d’accompagnement

3.2.2.4. Le complément d’évaluation : prix et  mesure   31

3.2.3. Les relations de cause à effet

3.2.3.1. Les compléments de cause

3.2.3.2. Les compléments de but

3.2.4. La délimitation de la validité de l'énoncé :

les compléments de point de vue, relation, thème

3.2.4.1 Le datif de point de vue

3.2.4.2 L’accusatif de relation

4.1.0. Vue d’ensemble des rapports les plus fréquents.. 33

4.1.1. Le cas nominatif

4.1.2. Le cas vocatif

4.1.3. Le cas accusatif

4.1.4. Le cas génitif

4.1.5. Le cas datif

4.2. Les emplois des groupes préposition + cas

5. Syntaxe de la phrase complexe : des fonctions aux formes (PDF)


Cet abrégé de syntaxe pour débutant ne constitue qu'une syntaxe élémentaire ; elle est néanmoins suffisante pour la découverte des phénomènes réguliers et usuels. Sur quelques points (expression des circonstances de lieu et de temps, notamment), un symbole « pour en savoir plus » vous permet d'accéder à une fiche plus détaillée.

Il ne repose sur aucune théorie linguistique particulière, mais sur un empirisme raisonné. Pour un lecteur d’un texte en langue étrangère, quelles sont les amorces de fils d’Ariane pouvant conduire à la construction du sens dans une phrase (au-delà des limites de la phrase, la construction du sens relève de l’énonciation et de l’organisation textuelle) ? Le plus opératoire est de délimiter les petites unités que sont les groupes nominaux et les groupes adjectivaux, d’identifier leurs fonctions dans leur phrase (ou leur proposition), puis de délimiter et d’identifier les propositions subordonnées (en repérant leur noyau – le verbe – et leur terme introducteur) et d’en déduire leur fonction dans l’ensemble de la phrase.

Dans une première partie sont donc présentés la structure interne du groupe nominal et le rôle des différentes classes de déterminants, les accords grammaticaux dans le groupe nominal, la représentation d'un groupe nominal par un pronom. Une seconde partie est consacrée à l'organisation interne du groupe adjectival. Après la description de ces deux petites unités syntaxiques, les deux parties suivantes sont consacrées à l'organisation syntaxique de la phrase simple, dans un premier temps en allant des fonctions (sujet, compléments…) aux formes, puis dans un second temps des formes (cas et prépositions) aux fonctions. La même démarche double est reprise pour la description de la syntaxe de la phrase complexe : les subordonnées apparaissent d'abord classées selon leurs rôles fonctionnels, puis selon certaines marques morphologiques (les modes) et lexicales (le conjonctions et les pronoms relatifs qui les introduisent). Une dernière partie présente quelques questions d’organisation de la phrase, comme l’emploi des négations.

Le double principe de classement des chapitres 3-4 et 5-6 permet de croiser deux approches, l'une à partir du sens, l'autre à partir des caractéristiques formelles du texte. Ces deux approches sont également utiles pour comprendre un texte en langue étrangère : il s’agit d’une part d’observer les formes et les structures du texte, et d’autre part de faire des conjectures sur le type de compléments que peut avoir tel groupe sujet – verbe selon le sens que construisent ces deux éléments, et de faire converger ces deux points de vue. Par exemple, autour d’un énoncé minimal tel que « Untel fait quelque chose », la probabilité est grande d’avoir des segments de texte (groupes nominaux ou propositions subordonnées) répondant aux questions : « où le fait-il ? » (compléments circonstanciels de lieu), « quand ? » (compléments circonstanciels de temps), « pourquoi ? » (= à cause de quoi ? en vue de quoi ? pour qui ?) (compléments circonstanciels de cause, de but et de bénéficiaire), « comment ? » (compléments circonstanciels de manière), « avec qui ? » (compléments circonstanciels d’accompagnement), « avec quoi ? » (compléments circonstanciels de moyen). Si l’énoncé minimal est « Untel dit quelque chose », on pourra avoir les mêmes compléments circonstanciels de temps, lieu, cause, but, et on pourra trouver aussi des segments répondant aux questions « à qui ? », « au sujet de qui/quoi ? », « en rapport avec qui/quoi ? ».


1     Syntaxe du groupe nominal

Un groupe nominal est formé au minimum d’un nom et d’un article (« un homme », « la ville »). En grec, seul l’article défini est exprimé par un mot (h( po&lij « la ville »).

Le nom peut être caractérisé (h( mega&lh po&lij « la grande ville »). Le déterminant caractérisant se place entre l’article et le nom ; ceci marque qu’il constitue une unité avec le nom ; une autre preuve de ce lien étroit est que, quelquefois, l’ensemble peut être remplacé par un autre nom (ainsi mikra_ oi)ki&a « petite maison » par oi)ki&dion « maisonnette »).

D’autres déterminants du nom caractérisent le nom actualisé, c’est-à-dire ayant une référence actuelle ; l’actualisation est indiquée par l’article. Ainsi, quand on dit pa&ntej oi( a!ndrej « tous les hommes », on a dans l’esprit un ensemble défini (oi( a!ndrej « les hommes ») dont on précise l’étendue par pa&ntej « tous ». Ces déterminants qui précisent la portée du groupe nominal  au-delà de l’actualisation sont appelés spécifiants.

Ces distinctions sont très importantes car l’ordre des mots dans le groupe nominal en dépend, en grec plus encore qu’en français.

  

1.1. Le groupe minimal : l’article et le nom

En attique, il existe un article défini, d'emploi à peu près semblable à l’article défini du français, de l'anglais ou de l'allemand. Il n'y a pas de mot pour l'article indéfini.

Quelques noms de sens défini ne sont pas toujours définis par l'article, car ils sont suffisamment définis par ailleurs (un nom propre, les noms de la Lune et du Soleil, un nom suivi d’une proposition relative déterminative...).

   1.2. Deux autres classes de déterminants

          1.2.1. Les déterminants caractérisants : les adjectifs et les compléments du nom

               1.2.1.1. Les adjectifs

·         Place des adjectifs dans le groupe nominal

Quand un nom est indéfini (et n'est donc pas précédé de l'article défini), l'adjectif qui l'accompagne se place avant ou après lui : kalo_j a)nh&r, a)nh_r kalo&j « un bel homme ». D’autres mots de la phrase peuvent s’intercaler entre eux :

e)gw_ mega&loij u(mi=n tekmhri&oij e)pidei&cw (Lysias, 1, 22)

je vous le montrerai par de grandes preuves.

Quand un nom défini est déterminé par un adjectif qualificatif, cet adjectif se place entre l'article et le nom (Art – Adj – Nom) o( kalo_j a)nh&r « le bel homme ». Pour donner à un adjectif une importance particulière, on le place après le nom, et l'ordre des mots est alors : Art – Nom – Art – Adj (o( a)nh_r o( sofo&j). Ici aussi, d’autres mots de la phrase peuvent s’intercaler entre eux :

ou)de&pote tou_j au)tou_j a)kou&w lo&gouj (Eschine, 1, 127)

je n’entends jamais les mêmes propos.

Si l'adjectif est en dehors du groupe formé par l'article et le nom, il ne fait pas partie de ce groupe mais du groupe prédicatif (par exemple, le verbe et l’attribut) : kalo_j o( a)nh&r « l'homme est beau », o#de o( a)nh_r teleutai=oj h}lqen « cet homme est arrivé dernier ».

·         Sous-classification des adjectifs

Il y a deux principaux groupes d’adjectifs caractérisants : ceux qui indiquent une caractérisation de qualité (ce sont les plus nombreux) et ceux qui indiquent une caractérisation de quantité.

Les déterminants a!lloj et e#teroj « autre » appartiennent au groupe des adjectifs caractérisants qualifiants : a!lloi a!ndrej « d'autres hommes », oi( a!lloi a!ndrej « les autres hommes ».

Quelques adjectifs caractérisants sont quantitatifs :

- les adjectifs numéraux (MORPHO§7.7)

- polu&j « abondant », « beaucoup », pluriel polloi& « nombreux », et o)li&goj « peu », au pluriel o)li&goi « peu nombreux » (MORPHO§5.1.4).

·         Coordination ou juxtaposition entre caractérisants

Les caractérisants peuvent indifféremment se coordonner ou se juxtaposer.

h( mo&nh loiph_ swthri&a (Démosthène, 23, 39)

le seul salut qui reste

pollou_j ce&nouj eu)erge&taj  (Démosthène, 20, 67)

beaucoup de bienfaiteurs étrangers

duna&meij polla_j kai_ mega&laj  (Démosthène, 18, 44)

de nombreuses et grandes capacités.

Par souci de clarté, les locuteurs évitaient cependant de les coordonner s’il y avait une autre coordination dans le contexte proche.

·         Sens particuliers

Quelques emplois de certains déterminants présentent des particularités de traduction :

- Tel ne s’emploie pas en français dans un groupe défini, alors que toiou=toj le peut :

oi( toiou=toi « les gens tels » (= « les gens de ce genre »)

- oi( polloi& « la plupart », oi( o)li&goi « la minorité »

- h( a!llh po&lij « le reste de l'État » (vs a!llh po&lij « un autre État » et h( e(te&ra po&lij « l’autre Etat »).

               1.2.1.2. Les groupes nominaux compléments d’un nom

Le complément de nom au génitif se place en général entre l'article et le nom dont il est complément (h( tou= paido_j fwnh& « la voix de l’enfant ») mais on peut trouver aussi ou bien h( fwnh_ tou= paido&j ou tou= paido_j h( fwnh& ou encore h( fwnh_ h( tou= paido&j.

               1.2.1.3. La caractérisation de possession

Elle s'exprime soit par le génitif du pronom personnel (forme atone) postposé au groupe article – substantif dont il est le complément (o( path&r mou), soit par l'adjectif possessif, toujours précédé de l’article défini (sauf s’il est attribut), avec les deux places possibles de l'adjectif (o( e)mo_j path&r, o( path_r o( e)mo_j).

L'adjectif possessif s'emploie moins fréquemment qu'en français. Lorsque le possesseur est évident, l'article défini suffit.

               1.2.1.4. Les participes déterminants d’un nom

Ils se placent (avec leurs éventuels compléments) à l'intérieur du groupe formé par l'article et le nom :

oi( pe&ran katoikou=ntej a!nqrwpoi (Lucien, HV. 1,5)

les hommes qui habitent de l’autre côté.

               1.2.1.5. Les adverbes compléments d’un nom

Etant compléments d’un nom, ils se placent entre l’article et le nom :

oi( to&te a!nqrwpoi « les hommes d’alors ».

          1.2.2. Les déterminants spécifiants

Ces déterminants sont tous placés en dehors du groupe formé par l'article et le substantif (soit avant ce groupe, soit après ce groupe) :

to&nde to_n a!nqrwpon ou to_n a!nqrwpon to&nde « cet homme-ci ».

S’il y a deux spécifiants, ils sont ou tous les deux avant le groupe formé par l'article et le substantif, ou tous les deux après, ou encore l’un avant, l’autre après :

o( ki&ndunoj ou{toj mo&noj… (Lysias, 34, 9)

seul ce danger …

a(pasw=n tw=n po&lewn tou&twn (Thucydide, 5, 47, 3)

de toutes ces cités.

Le spécifiant est parfois disjoint du reste de son groupe nominal :

kai_ au)to_n u(mi=n kalw= to_n   (Hgh&sandron (Eschine, 1, 67)

j’appellerai aussi devant vous Hégésandre lui-même.

               1.2.2.1. ou[toj, o#de et e)kei=noj

Un nom déterminé par un de ces trois déterminants démonstratifs est toujours précédé de l'article défini. En effet, le rôle d’un démonstratif est de désigner et l’on ne peut désigner qu'un objet bien défini. Les seules exceptions sont les noms propres (par nature définis) et quelques cas particuliers rares ; l’absence d’article est également fréquente dans l’expression poétique.

               1.2.2.2. Un autre spécifiant d’un groupe nominal toujours défini : au)to&j « (lui)-même »

Oi( sofoi_ a!nqrwpoi au)toi_ ou) pa&nta gignw&skousin

(Au)toi_ oi( sofoi_ a!nqrwpoi…)

Les hommes savants eux-mêmes ne connaissent pas tout.

Ce spécifiant est à distinguer soigneusement du caractérisant de même forme, mais de sens différent, qui se trouve toujours dans un groupe nominal défini : o( au)to&j « le même » :

Th_n au)th_n gnw&mhn e!xw nu=n kai_ pa&lai

J'ai la même opinion maintenant qu'autrefois.

               1.2.2.3. Les déterminants spécifiants d’un groupe nominal +/- défini

Ces déterminants aussi se placent en dehors du groupe article-nom quand le groupe nominal est défini. S’il est indéfini, ils se placent avant ou près le nom. Dans les deux cas, ils peuvent être séparés du groupe qu’ils spécifient par un ou plusieurs mots.

·         pa&ntej « tous », mo&noj « seul »

Pa&ntej oi( sofoi_ a!nqrwpoi tau=ta gignw&skousin

(Oi( sofoi_ a!nqrwpoi pa&ntej …)

Tous les hommes savants connaissent cela

Mo&noi oi( sofoi_ a!nqrwpoi tau=ta gignw&skousin

(Oi( sofoi_ a!nqrwpoi mo&noi …)

Seuls les hommes savants connaissent cela

Mo&noi sofoi_ a!nqrwpoi Seuls des hommes savants …

Ces déterminants spécifiants doivent être distingués de mots de formes semblables mais de sens différents, qui sont des adjectifs ordinaires et qui se placent à l'intérieur du groupe article – substantif : pa=j signifie alors « tout entier » (h( pa=sa po&lij « la cité tout entière »), mo&noj « unique » :

9O mo&noj fi&loj mou dou=lo&j e)sti

Mon seul ami est esclave

Au{tai ai) pa=sai po&leij th_n ei)rh&nhn ai)tou=sin

Ces cités tout entières demandent la paix.

·         Les spécifiants de sens distributif : e#kastoj et pa=j

e#kastoj o( a!nqrwpoj ou e#kastoj a!nqrwpoj « chaque homme »

pa=j a!nqrwpoj « tout homme, quel qu’il soit »

pa&ntej a!nqrwpoi « *tous hommes, quels qu’ils soient » (à traduire, faute de mieux, par « tous les hommes »).

Quand pa=j est de sens distributif, le groupe nominal est toujours indéfini.

               1.2.2.4 Les déterminants indéfinis tij, ou)dei&j et mhdei&j

Tij accompagne un substantif nécessairement non défini, et il le suit en général (enclitique) :

a!nqrwpoi& tinej « certains hommes ».

Les pronoms négatifs ou)dei&j et mhdei&j accompagnent eux aussi un substantif nécessairement non défini :

ou)dei&j a!nqrwpoj « aucun homme ».

   1.3 Les accords régis par le nom

Tous ces déterminants (article, caractérisants ou spécifiants) s’accordent en genre, nombre et cas avec le nom qu’ils déterminent.

Quand un adjectif caractérise plusieurs noms de genres différents, il s’accorde en genre avec le plus proche :

h(mi=n po&lemoi [masc.] kai_ dapa&nai [fem.] mega&lai[fem.] gego&nasin

(Isocrate, Paix, 29)

nous avons eu affaire à des guerres et des dépenses importantes.

       1.4. Les pronoms et la pronominalisation

          1.4.1. Les mots exclusivement pronoms

Rares sont les pronoms qui ne sont que pronoms. On ne peut guère citer que e!nioi « plusieurs », o( dei=na « Untel ».

          1.4.2. La pronominalisation

La plupart des groupes pronominaux du grec sont faits des mêmes éléments que les groupes nominaux, soit un élément caractérisant (adjectif ou adverbe), précédé ou non de l’article défini, soit un élément spécifiant (employé seul, sans article).

               1.4.2.1. Art + Adj : « l’adjectif substantivé »

oi( a!lloi : « les autres », a!lloi « d'autres ».

Tous les adjectifs caractérisants peuvent apparaître ainsi, précédés ou non de l’article défini selon que ce qu’ils représentent est ou non défini. 

               1.4.2.2. Art + verbe au participe : « le participe substantivé »

Il en va de même pour les participes, qui sont la forme adjectivale du verbe. Le plus souvent, le groupe est défini :

oi( a)kou&ontej « les auditeurs »

oi( paro&ntej « les assistants »

to_ ei)ko&j « le vraisemblable ».

               1.4.2.3. Art + verbe à l’infinitif : « l’infinitif substantivé »

to_ yeu&desqai le fait de mentir

to_ pra&ttein tou= le&gein krei=tto&n e)stin (Démosthène, Olynthienne 3, 14)

l’action vaut mieux que la parole

a)gaqo_n ou) to_ mh_ a)dikei=n, a)lla_ to_ mhde_ e)qe&lein (Démocrite)

le bien, ce n’est pas le fait de ne pas être injuste, c’est le fait de ne pas même vouloir l’être.

L’infinitif étant la forme nominale du verbe, il peut apparaître sans article avec fonction de sujet ou de complément à l’accusatif d’un autre verbe. L’article permet de lui « donner une déclinaison » pour exercer les autres fonctions d’un nom.

               1.4.2.4. Art + Adv. : « l’adverbe substantivé »

L’adverbe à fonction caractérisante peut constituer, avec l’article défini, un groupe pronominal :

oi( to&te « les gens d’alors », oi( e)nqa&de « les gens d’ici ».

               1.4.2.5. Spécifiants 

Ceux qui sont de sens indéfini apparaissent seuls (sans article défini) :

tij « quelqu'un », ou)dei&j « personne ».

Ceux qui sont toujours en dehors du groupe article – substantif apparaissent seuls :

ou{toi « ceux-ci », au)to&j « (moi/toi/lui)-même » …

Ils peuvent s’associer entre eux : ou{toi pa&ntej « tous ceux-ci », e)kei=noi mo&noi « ceux-là seuls »… S'ils s'associent à des adjectifs, l'article précède l'adjectif : pa&ntej oi( a!lloi « tous les autres ».

               1.4.2.6. Emploi de o( comme pronom démonstratif : o( me&n, o( de&… 

Cette expression se traduit par « l’un …, l’autre… » ou « celui-ci…, celui-là… » :

oi( me_n a)pe&qanon, oi( d ) h!kousin (Andocide, Mystères, 25)

les uns sont morts, les autres sont ici.

2. Syntaxe du groupe adjectival

       2.1. Structure du groupe adjectival

Dans la phrase

Cet homme-ci est plus digne de louange que celui-là

le groupe adjectival plus digne de louange que celui-là est complexe : l'élément principal est l'adjectif digne, cet adjectif a un complément (de louange), et plus … que celui-là modifie en degré l'intensité de la caractérisation digne qui est appliquée à cet homme-ci en la situant par rapport au degré de dignité d’une autre personne (celui-là).

D’où la division de notre présentation en deux parties : les compléments de l'adjectif, les déterminants intensifs de l'adjectif.

       2.2. Les compléments de l’adjectif

Ce sont des groupes nominaux presque toujours au génitif :

a!cioj e)pai&nou « digne de louange »

a!peiroj pole&mwn « sans expérience des guerres »

mais on peut avoir aussi un groupe nominal au datif :

a)gaqo_j pole&mw| (Xénophon, Economique, 4,15) « bon à la guerre »

un accusatif de relation :

a)gaqo_j h(ntinou=n te&xnhn (Platon, Alcibiade 1, 118c) « bon en n'importe quel art »

ou un infinitif :

i(kanoi_ a)paggei=lai (Xénophon, Anabase, 2, 3, 4) « capables d'annoncer »

a)gaqo_j i(sta&nai (Platon, Protagoras, 356b) « bon pour peser ».

Le dictionnaire indique à quelle forme se met le complément de chaque adjectif, selon son sens.

   2.3. Les déterminants intensifs de l’adjectif

On les observe dans des groupes tels que

a)ciw&teroj e)pai&nou h@ e)kei=noj « plus digne de louange que celui-là »

o( a)dikw&tatoj lo&goj (Aristophane, Nuées, 657) « le raisonnement le plus injuste »

polu_n a!gan xro&non (Nuées, 199) « un temps trop long »

L’intensité est marquée soit par un adverbe (plus, moins...) soit par un suffixe de comparatif ou de superlatif.

          2.3.1. Les adverbes d’intensité

Au comparatif, il y a trois degrés d'intensité (supériorité, infériorité, égalité), au superlatif, il y en a deux (supériorité, infériorité) ; l'intensité peut être présentée aussi comme excessive ou comme suffisante.

 

adverbe intensif

"suite" (que…)

plus que

ma=llon

G.N. au génitif / h! P / Ø

moins que

h{tton

G.N. au génitif / h! P / Ø

autant que

tosou=ton

o#son P

très

ma&lista

 

le plus

ma&lista

 

le moins

h#kista

 

trop

li&an, a!gan

 
 

ma&la, pa&nu, sfo&dra

 

assez

a#lij, i(kanw=j, metri&wj

 

          2.3.2. Les suffixes de comparatif et de superlatif

Les suffixes -teroj, -*ywn ou -i&wn expriment le comparatif de degré de supériorité (plus que), l’intensité excessive (trop) ou suffisante (assez) :

dikaio&teroj « plus juste », sofw&teroj « plus savant »,

kalli&wn « plus beau », mei&zwn « plus grand » (<* me&g-ywn).

Les suffixes -istoj ou -tatoj expriment le degré superlatif de supériorité (le plus, très) :

dikaio&tatoj « le plus juste », sofw&tatoj « le plus savant »,

ka&llistoj « le plus beau », me&gistoj « le plus grand ».

L'adjectif au comparatif est suivi d'un groupe nominal au génitif ou d'une proposition introduite par h! qui exprime ce qui sert de point de comparaison :

            fasi_n poqeino&teron au)toi=j ei}nai to_n qa&naton tou= bi&ou (Lysias, 2, 73)

ils disent que la mort est pour eux plus désirable que la vie

plousiwte&rw| a@n h@ e)moi_ e)di&douj (Xénophon, Cyropédie 8, 3, 32)

tu donnerais à plus riche que moi.

L'adjectif au superlatif sert à caractériser un objet comme étant celui, entre tous, qui présente le plus cette caractéristique ; l'ensemble de ces objets est exprimé par un groupe nominal au génitif de sens partitif :

tou&twn a(pa&ntwn h}n u(bristo&tatoj (Aristophane, Guêpes, 1303)

parmi tous ces gens il était le plus déchaîné (=il était le plus déchaîné de tous ces gens).

   2.4. Les adverbes modifiant l’intensité du degré

Le degré comparatif ou superlatif peut lui-même être intensifié :

polu_ dikaio&teron (Lysias, 4, 13)

beaucoup plus juste 

h(donh=j ge nou=j e)sti makrw=|  be&ltion tw=| tw=n a)nqrw&pwn bi&w|

(Platon, Philèbe, 66e)

l'intellect est de beaucoup meilleur que le plaisir pour la vie des hommes

tou&twn a(pa&ntwn h}n u(bristo&tatoj makrw|= (Aristophane, Guêpes, 1303)

parmi tous ces gens il était de loin le plus déchaîné

Les principaux adverbes assurant cette modification sont :

polu&

beaucoup

o)li&gon

un peu

pollw=|

de beaucoup

makrw|=

de loin

3. Syntaxe de la phrase simple : les groupes nominaux, de la fonction à la forme

       3.1. Les groupes nominaux autour du verbe

Ces groupes nominaux qui dépendent étroitement du verbe sont appelés les constituants essentiels car, sans eux, il n’y aurait pas de phrase.

          3.1.1. Le groupe sujet

Le groupe nominal qui est le sujet d’un verbe à un mode personnel est au nominatif :

h( ga_r eu)la&beia sw|&zei pa&nta (Aristophane, Oiseaux, 376)

la prudence en effet préserve tout.

Le verbe s’accorde en nombre avec son sujet, sauf si celui-ci est au pluriel neutre ; dans ce cas le verbe est au singulier :

ta_ zw=|a tre&xei les animaux courent.

Quand il y a plusieurs sujets, il arrive que le verbe s’accorde en nombre seulement avec le plus proche :

penqei= au)to&j te kai_ oi( e(tai=roi (Platon, Phèdre, 258b)

lui et ses amis sont dans le deuil.

Un groupe nominal sujet d’un verbe à l’infinitif est à l’accusatif ; ils constituent ensemble une proposition infinitive (cf. § 5.1.2.) :

le/gei tou_j a)ne/mouj ei]nai qeou_j

il dit que les vents sont des dieux.

          3.1.2. L’attribut du sujet

·         Conditions d’apparition d’un attribut du sujet

L’attribut fait partie du groupe verbal. Sa présence est liée à celle de certains verbes d’état, tels que ei}nai « être », gi&gnesqai « devenir »…

oi( lo&goi ou)k o)li&goi h}san  (Lysias, 20, 26)

les discours n’étaient pas peu nombreux.

Parfois une phrase n’articule qu’un sujet et un attribut, en l’absence de toute forme verbale ; c’est une « phrase nominale ». En français on emploie dans ce cas le verbe « être » au présent.

a!dikon o( plou=toj  (Euripide, fr. 55) La richesse est chose injuste.

o( plou~toj, a)nqrwpi/ske, toi=j sofoi=j qeo&j (Euripide, Cyclope, 320)

la richesse, petit homme, est un dieu pour les sages.

Un autre type d’attribut apparaît après des verbes de mouvement ; il apporte une précision sur le sujet au moment où il est engagé dans l’action exprimée par le verbe :

Oi( Sikeloi_ oi( u(pe_r tw=n a!krwn polloi_ kate&bainon  (Thucydide, 4, 25, 9)

Les Sikèles, ceux des montagnes, descendaient en nombre

e(kw_n a)ne&sth  )Ago&ratoj a)po_ tou= bwmou= (Lysias, 13, 29)

Agoratos quitta volontairement l’autel.

·         nature de l’attribut :

 L’attribut du sujet est le plus souvent un groupe adjectival (comme en Lysias, 20, 26), mais il peut être aussi un nom :

oi( para_ tw=n  (Ellh&nwn e!painoi pai=dej au)tw=n a)qa&natoi e!sontai

(Hypéride, Epitaphios, 42)

les éloges qu’ils recevront des Grecs seront leurs enfants immortels

Qu’il soit un adjectif ou un nom, il n’est en principe jamais précédé de l’article défini.

Le sujet peut être un verbe à l’infinitif ; dans ce cas l’attribut se met au neutre singulier :

to_ pra&ttein tou= le&gein krei=tto&n  e)stin (Démosthène, Olynthienne 3.10)

l’action est préférable à la parole.

Quand le nom sujet désigne une abstraction prise dans son sens le plus général, l’adjectif attribut peut se mettre au neutre singulier s’il est considéré comme substantivé (d’où l’emploi de chose dans la traduction) :

kalo_n h( a)lh&qeia (Platon, Lois, 663e) la vertu est une belle chose

a)qa&naton a!ra h( yuxh& ; (Platon, Phédon, 105e)

est-ce que l’âme est quelque chose d’immortel ?

·         accord de l’attribut avec le sujet :

Quand il a un seul nom pour sujet, l’adjectif attribut s’accorde en genre, cas et nombre avec ce sujet. S’il y a plusieurs sujets, et un désaccord de genre ou de nombre entre eux, le genre et le nombre de l’attribut dépendent de ce que représentent les sujets ; si les sujets sont des choses ou des notions abstraites, l’attribut est au neutre pluriel ; si les sujets sont des personnes, l’attribut est au masculin pluriel :

eu)ge&neiai& te kai_ duna&meij kai_ timai_ dh=la& e)stin a)gaqa_ o!nta

(Platon, Euthydème, 279b)

il est évident que la noblesse, la puissance, les honneurs sont des biens

de&ontai, ei!per me&llousin a)gaqoi_ ei}nai, kai_ h( gunh_ kai_ o( a)nh&r, dikaiosu&nhj kai_ swfrosu&nhj

(Platon, Ménon, 73b)

l’homme et la femme, s’ils doivent être vertueux, ont besoin de justice et de sagesse.

·         cas de l’attribut après un verbe à l’infinitif :

L’adjectif attribut est à l’accusatif dans la proposition infinitive, si celle-ci a un sujet exprimé à l’accusatif :

gene&sqai fasi_ to_n Gu&ghn poime&na (Platon, République, 358c)

ils disent (= on dit) que Gygès fut berger.

Si l’adjectif attribut dépend d’un verbe à l’infinitif et que celui-ci a pour sujet un nom qui figure par ailleurs avec une autre fonction dans la proposition dominante, l’adjectif attribut s’accorde avec ce nom (y compris en cas) :

Au)to_j pe&rshj e!fh ei}nai (Xénophon, Anabase, 4, 4, 17)

Lui-même disait être Perse (Pe&rshj : nominatif)

nu=n soi e!cestin a)ndri_ gene&sqai (Xénophon, Anabase, 7, 1, 21)

maintenant il est possible pour toi d’être un homme (soi : datif).

          3.1.3. Les compléments essentiels

On distingue en grec les compléments essentiels du verbe (compléments d’objet direct ou indirect, complément d’objet second) selon leur cas et selon qu’ils sont ou non précédés d’une préposition. La répartition de ces constructions selon les verbes ne correspond pas toujours à celle des compléments d’objet direct ou indirect du français. On trouve dans les dictionnaires les constructions de compléments de chaque verbe. Nous donnerons seulement ici quelques usages usuels.

               3.1.3.1. La plupart des compléments essentiels du verbe sont à l’accusatif.

Le complément du verbe à l’accusatif est aussi fréquent que le complément d’objet direct en français, et il lui correspond dans beaucoup de cas :

Kro&noj kate&pine tou_j pai=daj (Apollodore, 1, 4)

Cronos avalait ses enfants

pi&nei qa&lassa a)nau&rouj (Anacreonta 21)

la mer boit les torrents

h}gen ei)j Mukh&naj to_n le&onta (Apollodore, 2, 76)

il amena le lion à Mycènes.

Le complément d'objet interne est un cas particulier de complément d’objet. Le nom est de même sens que le verbe qu’il complète ; il est presque toujours accompagné d'un adjectif, et ce groupe nominal permet de préciser la notion verbale par le sens caractérisant de l’adjectif :

nosei= no&son a)gri&an

il souffre d’un mal cruel.

Certains verbes ont deux compléments à l’accusatif : ils signifient « demander », « enseigner », « priver de » :

th_n ei)rh&nhn tou_j h(gemo&naj a)paitei=te (Eschine, Ambassade, 73)

demandez compte de la paix aux chefs.

e)me_ ta_ e)rwtika_ e)di&dacen (Platon, Banquet, 201d)

elle m’a enseigné les choses de l’amour

tou_j stratiw&taj to_n misqo_n a)peste&rhsen (Isocrate 4, 142)

il priva les soldats de leur solde.

Si on met ces verbes au passif, l'un des accusatifs devient le sujet au nominatif du verbe (c'est le vrai complément d'objet), l'autre nom reste à l'accusatif (ce n’est pas un vrai complément d’objet puisqu’un verbe au passif n’en a pas, c'est une sorte d’accusatif de relation) :

r(htorikh_n u(p )  Antifw=ntoj e)paideu&qh

Il a été formé à la rhétorique par Antiphon.

               3.1.3.2. Plusieurs classes lexicales de verbes ont un complément essentiel au génitif 

·         Le génitif est de sens  partitif :

Il indique un contact partiel avec un objet, un usage d’une partie seulement de ce qui est désigné par le nom.

pi&nei oi!nou  il boit du vin (vs il boit le vin : acc.)

a)kou&ei tou= patro&j  il écoute son père (= la voix de son père)

th=j duna&mewj ou) metalabo&ntej (Thucydide, 1, 39)

n’ayant pas eu part à leur puissance

gone&wn mh_ a#ptesqai (Platon, République, 465b)

 ne pas porter la main sur ses parents.

·         Le génitif n’est pas de sens  partitif :

Il s’agit des verbes signifiant « accuser », « dominer », et des verbes indiquant un désir, ou une séparation :

accusation

ai)tia&omai,w=mai

j’accuse

diw&kw

je poursuis

diw&comai& se deili&aj (Aristophane, Cavaliers, 368)

je te poursuivrai en justice pour lâcheté

commandement,

supériorité

a!rxw,

krate&w, w=

je commande

diafe&rw

je l’emporte sur

tw=n Kukla&dwn nh&swn a!rxei (Thucydide, 1, 4)

il règne sur les [îles] Cyclades

sentiment

e)ra&w, w=

je désire

qauma&zw

je m’étonne

a!gamai

j’admire

Sw&stratoj e)ra=| th=j parqe&nou

Sostratos est épris de la jeune fille

qauma&zw th=j to&lmhj tou= a)delfou= (Antiphon, 1, 28)

je m’étonne de l’audace de mon frère

séparation 

a)palla&ttw

j’écarte

a)palla&ttomai tou= kindu&nou (Lysias, 2, 44)

je suis délivré du danger

               3.1.3.3. Quelques classes lexicales de verbes usuels ont leur complément essentiel au datif 

« aider »

bohqe&w, w=

 j’aide

xrh_ bohqei=n toi=sin h)dikhme&noij(Euripide, IA. 79)

il faut aider ceux qui ont subi une injustice

« être avec »,

« accompagner »

e#pomai,

a)kolouqe&w,w=

je suis

o(mile&w, w=

je fréquente

o(milei= toi=j kakoi=j (Eschyle, Perses, 753)

il fréquente les méchants

Zeu_j mi&gnutai pollai=j gunaici& (Apollodore, 1, 13)

Zeus s’unit à de nombreuses femmes

« se servir de »

xra&omai, w=mai

je me sers de

dikasth|= xrw&menoi tw|= Dionu&sw|

(Platon, Banquet 175e) se servant de Dionysos comme juge (=prenant pour juge Dionysos)

verbes de

sentiment

xai&rw

je me réjouis

fqone&w, w=

je jalouse

e)xa&rhn u#mnoij (Aristophane, Oiseaux 1743)

j’ai pris plaisir aux hymnes

tw|= a)delfw|= fqonei= il est jaloux de son frère

               3.1.3.4. Certains verbes ont un complément à l’accusatif et un second complément au datif

Ce complément est ce qu’on appelle souvent « complément d’objet second » ou « complément d’attribution » :

Di&a di&dwsi taîj nu&mfaij (Apollodore, 1, 5)

Elle donne Zeus aux Nymphes

e!fh Molo&rxw| qu&ein i(erei=on Dii_ swth=ri (d’après Apollodore 2, 74)

Il dit à Molorchos de sacrifier une victime à Zeus Sauveur.

Ce datif est un cas particulier de bénéficiaire.

               3.1.3.5. Certains verbes préfixés ont un complément lié au préverbe

Ces verbes ont en général plusieurs compléments, dont un complément d’objet à l’accusatif, mais c’est le préfixe qui commande le cas du second complément comme le ferait la préposition correspondante.

e0pe/tacen au)tw|~ tw~n Au)gei/ou boskhma&twn  e0kforh~sai th_n o1nqon (Apollodore, 2)

il lui ordonna de dégager le fumier des écuries d’Augias

(le génitif de tw~n boskhma&twn est commandé par le préfixe e)k « hors de » [voir § 3.2.1.1])

periqei\j th_n xei=ra tw|~ traxh&lw|(Apollodore, 2, 75)

ayant mis (qei\j) son bras autour de (peri_) son cou

e0peish~lqe tw|~ qhri/w| (Apollodore, 2, 75)

il entra attaquer le fauve

(le verbe h}lqe « il alla » a un premier préfixe (ei)j) et l’ensemble signifie « il alla vers, il entra », et un second préfixe (e)pi) qui marque l’entrée en contact d’où, ici, l’idée d’affrontement ; ce second préfixe, avec ce sens, commande le datif [voir § 3.2.1.1.+]).

          3.1.4. L’attribut du complément d’objet

Certains verbes signifiant « considérer comme », « faire devenir » introduisent un adjectif  qui qualifie le nom qui est leur complément mais n’appartient pas au groupe complément (si on remplace celui-ci par un pronom, l’adjectif reste à côté de ce pronom) ; cet adjectif est l’attribut du complément d’objet.

a)llotri&ouj th=j po&lewj au(tou_j h(gh&santo (Lysias, 28, 6)

ils se sont considérés comme étrangers à la cité

diplh=n e)poi&hse th_n bla&bhn (Lysias, 1, 32)

il a rendu l’amende double (il a doublé l’amende).

et, avec pronominalisation du complément :

diplh=n e)poi&hse tau&thn

il l’a rendue double.

3.2. Les groupes circonstanciels 

3.2.1. Le cadre spatio-temporel du procès

               3.2.1.1. Les compléments de lieu

Dans les syntagmes nominaux compléments circonstanciels de lieu, le grec emploie trois cas : accusatif, génitif, datif, souvent associés à des prépositions (dont le rôle sémantique est important) avec, selon le contexte, deux systèmes d'oppositions.

      3.2.1.1.1. L’opposition statique / dynamique

Le premier système permet d'opposer le lieu où l'on est, le lieu vers lequel l'on va et le lieu d'où l'on vient :

e)n th=| oi)ki&a| me&nei         il reste dans la maison

h}lqen ei0j Klewna&j              il alla à Kléonas

a)po_ th~j qh&raj h}lqen        il revint de la chasse

e)k th=j oi)ki&aj e!rxetai         il sort de la maison

Statique

lieu où l'on est

pou=

où ?

Datif (locatif)

Dynamique

lieu où l'on va

poi=

vers où ?

Accusatif (directionnel)

 

lieu d'où l'on vient

po&qen

d’où ?

Génitif (d'origine)

En attique classique, ces cas sont alors nécessairement associés avec une préposition ; la présence de cette préposition indique que l'emploi est localisant.

Lorsqu'il s'agit simplement d'exprimer la présence dans un endroit donné, ou le fait de se diriger vers cet endroit, ou encore le fait de s'en éloigner, les prépositions sont respectivement e)n « dans », ei)j « vers » et e)k/e)c ou a)po_ « hors de ».

Ces prépositions sont redondantes pour le sens avec le cas, mais leur présence signifie qu'il s'agit d'un complément de lieu (ce groupe nominal, à ce cas, sans préposition, aurait une autre fonction) et qu'il n'y a pas d'indication localisante annexe, à l'inverse de ce qu'indiqueraient d'autres prépositions, comme para& « chez » :

e!rxetai para_ to&nde to_n a!ndra

 

il va chez cet homme

para_ tw=|de tw=| a)ndri& e)sti

 

il est chez cet homme

a)pe&rxetai para_ tou=de tou= a)ndro&j

 

il s’en va de chez cet homme

      3.2.1.1.2 L’opposition partiel / total

L'accusatif et le génitif peuvent avoir aussi un autre emploi dans les syntagmes nominaux compléments de lieu introduits par certaines prépositions qui indiquent des valeurs localisantes particulières.

Le génitif a alors un emploi de génitif partitif : il indique un contact partiel. Ainsi, ta_ u(po_ gh=j « ce qui est sous la terre » (Platon, Apologie 48b) n’est au contact que d'un espace réduit de la terre.

À l'inverse, l'accusatif, avec son emploi d’accusatif d'extension spatiale, précise que le contact est total. Dans la phrase h}n para_ th_n o(do_n krh&nh (Xénophon, Anabase, 1, 2, 13) « il y avait en bordure de la route une source... », l'accusatif indique qu'il y a une source qui naît et s'écoule le long de la route.

Ces emplois appartiennent à la description statique ; ils sont des variantes conditionnées du datif locatif. Ces variantes ne s'emploient qu'avec certaines prépositions et dans des circonstances où il a paru utile de préciser la notion de contact.

      3.2.1.1.3 Les rapports spatiaux exprimés par des prépositions de lieu

C'est le rôle des prépositions de préciser toutes les positions diverses d'un objet par rapport à l'endroit (ou l'objet) désigné par le complément de lieu. La langue grecque peut indiquer ainsi qu'ils sont, l'un par rapport à l'autre,

-          en rapport de voisinage, de proximité (para&&)

-          en confrontation ou en affrontement (pro&j)

-          en contact étroit (e)pi&), ou bien au-dessus (u(pe&r) ou au-dessous (u(po&)

-          en haut (a)na&) ou en bas (kata&)

-          près (e)ggu&j, plhsi&on) ou loin (po&rrw)

-          devant (pro&, pro&sqen, e!mprosqen) ou derrière (o!pisqen)

-          à l'intérieur (e)nto&j, e!sw) ou à l'extérieur (e)kto&j, e!cw)

-          en-deçà (e)nto&j, e!sw) ou au-delà (e)kto&j, e!cw, pe&ra, pe&ran)

-          autour (peri&) ou au milieu (metacu&)

Pour créer des groupes prépositionnels indiquant de multiples nuances de sens localisant, chacune de ces prépositions s’associe avec un ou plusieurs cas (accusatif, génitif, datif). Accusatif et génitif peuvent ou bien avoir leur valeur dynamique ou bien exprimer que le contact est partiel ou total.

  Données plus détaillées sur les rapports spatiaux exprimés par des prépositions de lieu

Voisinage, proximité :

-          para_ : cette préposition exprime la proximité ; elle s'emploie avec les trois cas selon le premier système d'oppositions casuelles :

tw|= para_ Kuaca&rou h#konti (Xénophon, Cyropédie, 4, 5, 53)

à celui qui vient d'auprès de Cyaxare (=à l'envoyé de Cyaxare) (Gen.orig.)

para_ de_ Prwtago&ran a)fiko&menoi (Platon, Protagoras, 311 d)

arrivant près de Protagoras (Acc. dirc.)

-          e)pi_ + datif : « près de »

e)peidh_ de_ e)geno&mhn e)pi_ th=| oi)ki&a| th=|   )Aga&qwnoj (Platon, Banquet, 174 e)

lorsque je fus près de la maison d'Agathon.

Affrontement, confrontation :

-          pro_j : cette préposition exprime la confrontation. En association avec le datif-locatif, elle signifie que l'objet se trouve en face d'un autre objet ; avec l'accusatif de direction, elle signifie qu'on se porte (qu’on porte l'objet) en face d'un autre objet.

e)j ma&xhn kaqi&stantai pro_j th=| po&lei (Thucydide, 2, 79)

ils se rangent en ligne de bataille en face de la ville (Dat.)

h( ma&xh Mh&dwn pro_j   )Aqhnai&ouj (Thucydide, I, 18)

la bataille des Mèdes contre les Athéniens (Acc. Dirc.).

Sur :

-          e)pi_ : cette préposition exprime l'image d'un contact avec une surface ; le génitif partitif indique le contact, et l’accusatif un contact étendu ; parfois l'accusatif indique l'arrivée au contact de l’objet :

taini&aj e!xonta e)pi_ th=j kefalh=j polla&j (Platon, Banquet, 212 e)

ayant beaucoup de bandelettes sur la tête (e)pi_ + Gen. = sur)

o) d 0 e)p 0 e)nne&a kei=to pe&leqra (Od. XI 577)

celui-ci gisait sur neuf arpents (en gisant il recouvrait une étendue de neuf arpents : Acc. Extn.)

e)pi_ th_n e(sti&an kate&fuge (Lys. 1, 27)

il s'était réfugié à mon foyer (Acc. Dirc.).

Dessus / dessous :

-          u(po_ : « sous » en emploi statique (+ datif locatif, ou génitif partitif, ou accusatif d'extension) ou dynamique (+ accusatif de direction) :

u(po_ zugo_n a!gein i#ppouj (Iliade, 5, 731)

mener les chevaux sous le joug (Acc. Dirc.)

pera|= u(po_ skhnh=j   )Agame&mnonoj (Euripide, Hécube, 53)

elle sort de sous la tente d'Agamemnon (Gen. Orig)

to_ tei=xoj to_ u(po_ th_n   )Akro&polin (Thucydide, 2, 17)

le mur qui s'étend au dessous de l'Acropole (Acc. Extn.)

-          u(pe_r : « sur » ou « au-dessus de » (+ génitif partitif ou accusatif de direction), parfois « au-delà de » (+ accusatif)

toceu&ontej u(pe_r tw=n pro&sqen (Xénophon, Cyropédie, 6, 3, 24)

tirant leurs flèches au-dessus des premiers <rangs>

u(pe_r th=j kw&mhj gh&lofoj h}n (Xénophon, Anabase, 1, 10, 11)

au-dessus du village s'élevait une colline.

toi=j u(pe_r h(raklei&aj sth&laj... katoikou=sin (Platon, Critias, 108 c)

ceux qui habitent au-delà des colonnes d'Hercule.

Haut / bas :

-          a)na_ : « en haut de » (+ datif-locatif ou accusatif d’extension spatiale), « en allant vers le haut » (+ accusatif directionnel) – rare en attique –

-          kata_ : « en bas de » (+accusatif d’extension spatiale), « en allant vers le bas » (+ accusatif directionnel), « en descendant de » (génitif d'origine)

a(lo&menoi kata_ th=j pe&traj (Xénophon, Anabase, 4, 2, 17)

ayant sauté du haut du rocher (Gen. Orig.)

mu&ron kata_ th=j kefalh=j kataxe&antej (Platon, République, 398 a)

versant une huile parfumée sur la tête.

Près / loin :

-          e)ggu_j, plhsi&on (+ génitif) : « près »

-          po&rrw (+ génitif) : « loin »

ou) ga_r h}san e)ggu_j tou= potamou= kw=mai (Xénophon, Anabase, 4, 4, 1)

il n'y avait pas de villages près de la rivière

oi( stratiw=tai plhsi&on ei)si_n tou= tei&xouj (Xénophon, Anabase, 7, 1, 39)

les soldats étaient près du rempart

ou) po&rrw th=j po&lewj (Xénophon, Helléniques, 4, 5, 14)

non loin de la ville.

Devant / derrière :

-          pro_ : « devant » (+ génitif)

-          pro&sqen : « devant » (+ génitif)

-          o!pisqen : « derrière » (+ génitif)

Minw&a h( nh=soj kei=tai pro_ Mega&rwn (Thucydide, 3, 51)

l'île Minoa est située devant Mégare

pura_ de_ nu&ktwr ou)k e!kaion e)n tw|= stratope&dw| : e!mprosqen me&ntoi tou= stratope&dou e!kaion : polla&kij de_ kai_ o!pisqen tou= stratope&dou e)purpo&loun

 (Xénophon, Cyropédie, 3, 3, 25)

la nuit ils n'allumaient pas de feux à l'intérieur du camp ; mais ils en allumaient en avant du camp ; …souvent aussi ils allumaient des feux derrière le camp.

Autour / au milieu :

-          peri_ : « autour de » (+ datif locatif, accusatif)

-          metacu_ « au milieu de » (+ génitif)

-          e)n + datif locatif : « au milieu de »

h( a)gora_ h( peri_ ta_ a)rxei=a (Xénophon, Cyropédie, 1, 2, 4)

la place qui entoure les édifices des magistrats

metacu_ tou= puro_j kai_ tw=n desmwtw=n (Platon, République, 514 b)

entre le feu et les prisonniers.

A l'intérieur / à l'extérieur :

L'expression de l'opposition sémantique en dedans / en dehors est assurée par des adverbes pouvant fonctionner aussi comme prépositions, et qui sont alors suivis du génitif. Les oppositions statique / dynamique, origine / terme ne pouvant, de ce fait, être assurées par les désinences casuelles, elles sont marquées par l'usage de prépositions différentes :

                                             à l'intérieur de          à l'extérieur de

lieu où l'on est                             e)nto&j                     e)kto&j        

lieu où l'on va                              ei!sw                         e!cw

lieu d'où l'on vient                       e!swqen                    e!cwqen

En-deçà / au-delà :

Pour signifier au-delà de, on dispose, en plus de la préposition u(pe&r, de pe&raet pe&ran, adverbes pouvant fonctionner comme prépositions (avec le génitif) :

pe&ran tou= Eu)fra&tou potamou=h}n po&lij eu)dai&mwn kai_ mega&lh

(Xénophon, Anabase, 1, 5, 10)

au-delà de l'Euphrate était une ville grande et prospère.

Dans la suite pe&ran ei)j + accusatif, pe&ran est adverbe :

pe&ran ei)j th_n   )Asi&an pa&lin diabh=nai (Xénophon, Anabase, 7, 2, 2)

<il brûlait> de repasser en Asie (de retourner au-delà <de la mer> vers l'Asie).

               3.2.1.2. Les compléments de temps

On retrouve les mêmes valeurs des cas que pour les compléments de lieu, et la même organisation en deux systèmes sémantiques.

      3.2.1.1.1. L’opposition statique / dynamique

Statique

Moment de l'action

e)n + dat.

e0n th|~ teleutai/a| h(me&ra|

     

le dernier jour

Dynamique

Moment d'aboutissement

temporel du procès

ei)j+ acc.

ei)j h(me&ran

jusqu'au jour

 

Point de départ

e)k / a)po_

a)p ) a)rxh=j

 

temporel du procès

+ gén.

depuis le début

- Avec le datif, on indique le moment précis où a eu lieu un événement, sa date :

e!dei to_n basile&a th_n di&khn ei)sa&gein teta&rtw| mhni&(Antiphon, Chor.42)

l’archonte-roi devait introduire l’action le quatrième mois

e))pakou&ontai pa&ntwn xorw=n toi=j Dionusi&oij(Platon, République, 475d)

Ils écoutent tous les chœurs aux Dionysies.

-   L’accusatif directionnel précédé de la préposition ei)j exprime le terme du procès :

So&lwn to_n dh=mon h)leuqe&rwse kai_ e)n tw|= paro&nti kai_ ei)j to_ me&llon         

(Aristote, Constitution d’Athènes, 6)

Solon affranchit le peuple dans le présent et pour l’avenir

ei)j to&te (Platon, Lois, 845c) jusqu’alors.

- Le génitif, précédé des prépositions a)po& ou e)k (e)c), indique le point de départ temporel du procès :

a)po_ th=j presbei&aj (Démosthène, Ambassade, 58)

depuis notre ambassade

a)p 0 (ou e)c) a)rch=j (Platon, Lois, 653b)

depuis le début

e)k paido_j ei)j gh=raj (Eschine, Contre Timarque, 180)

de l’enfance à la vieillesse.

a)p 0 e)kei&nou tou= xro&nou (Isocrate, Eloge d’Hélène, 35)

depuis ce temps-là.

      3.2.1.1.1. L’opposition partiel / total

- Le génitif partitif est employé pour indiquer que le procès a lieu seulement pendant un moment de la période désignée par le nom:

tou= au)tou= qe&rouj e)stra&teusan (Thucydide, 2, 66)

ils firent campagne le même été (pendant une partie du même été).

- L'accusatif d'extension, à l'inverse, permet d'exprimer la durée du procès:

e!meine au)tou= ei!kosin h(me&raj (Xénophon, Helléniques, 1, 1, 20)

il resta là pendant vingt jours.

      3.2.1.1.1. Les rapports temporels exprimés par des prépositions de temps

- Antériorité (pro_ + G, e)pi_ + D ) / postériorité (meta_ + A, pro_j + A )

- Simultanéité + durée (dia_ + G, e)pi_, kata_ et para_ + A )

- Simultanéité + date approximative (peri_, u(po_ ou ei)j + A)

Données plus détaillées sur les rapports temporels exprimés par des prépositions de temps

Antériorité / postériorité

- pro_ + génitif : « avant »

- meta_ + accusatif : « après »

meta_ tau=ta : après cela

pro_ tou= : auparavant

oi( pro_ h(mw=n geno&menoi ceux qui ont vécu avant nous.

- dia_ + génitif : le procès se place au-delà de l'intervalle de temps indiqué par le groupe nominal au génitif (la préposition dia_ exprime le parcours d’un intervalle compris entre deux points, soit que l'on franchisse cet intervalle, comme ici, soit qu'on le parcoure sans le franchir) :

di 0 o)li&gou (Thucydide, 6, 11, 14) peu après

dia_ xro&nou (Platon, Phèdre, 247b) après un certain temps.

Si la succession a un caractère immédiat :

- e)pi_ + datif : juste après

- pro_j + accusatif : juste avant

e)pi_ tou&toij à la suite de cela, sur ce

pro_j h(me&ran à l'approche du jour.

Simultanéité + durée

- dia_ + génitif : tout l'intervalle de temps est parcouru:

dia_ makrou= pendant longtemps

dia_ panto_j tou= bi&ou (Platon, Banquet, 203c)

pendant toute la vie.

- e)pi_, kata_ et para_ (contact, proximité) + accusatif d'extension temporelle :

e)pi_ polu_n xro&non (Platon, Phédon, 84b)

sur une longue période de temps

e)pi& tina xro&non (Platon, Gorgias, 524d)

pendant un certain temps

kata_ th_n porei&an (Eschine, Ambassade, 56)

au cours de la traversée

para_ th_n a)podhmi&an (Démosthène, Ambassade, 172)

au cours du voyage.

Simultanéité + date

- Le datif-locatif ne va qu’avec des noms de temps ou des noms interprétables comme désignant un espace temporel. Lorsqu'un procès doit être daté en référence à un autre type de nom, par exemple un nom de personne tel que celui d’un roi ou de l’archonte éponyme, on emploie le génitif partitif de ce nom avec la préposition e)pi& :

e)pi_ Ke&kropoj (Thucydide, 2, 15) sous le règne de Cécrops

e)pi_ Eu)qukle&ouj a!rxontoj sous l'archontat d'Euthyclès

e)f 0 h(mw=n (Eschine, Contre Ctésiphon, 132) de notre temps.

- Pour exprimer le caractère approximatif de la datation : peri_, u(po_ ou ei)j + accusatif :

peri_ me&saj nu&ktaj (Xénophon, Anabase, I, 7, 1) vers le milieu de la nuit

u(po_ th_n kata&lusin tou= pole&mou (Xénophon, Mémorables, 2, 8, 1) vers la fin de la guerre

ei)j th_n nu&kta (Xénophon, Helléniques, 4, 6, 7) vers la nuit

3.2.2. Les circonstances périphériques de l'action

               3.2.2.1. Les compléments de moyen et de manière

Le complément de moyen exprime ce avec quoi on fait une action ; il s’agit toujours d’un objet concret. Il s’exprime par le datif sans préposition.

 o( skolio&j  ma&stigi meta_ ke&ntrwn mogi_j u(pei&kwn

(Platon, Phèdre, 253e)

le cheval rétif … est soumis avec peine par un fouet avec des aiguillons

Les compléments de manière ont pour noyau des noms abstraits.

On peut trouver des formes de datif :

e)nto&nwj kai_ o)rgh|=  xwrou=ntej (Thucydide, 5, 70)

avançant avec ardeur et en colère.

Dans cette phrase, un groupe nominal au datif est coordonné avec l’adverbe en –wj qui est l’expression la plus fréquente de la manière.

Le grec use aussi de divers groupes prépositionnels :

- dia_ + génitif :

dia_ ta&xouj (Sophocle, Ajax, 822) « rapidement »

dia_ taxe&wn (Xénophon, Anabase, 1, 5, 9) « rapidement »

di ) a)kribei&aj (Platon, République, 404a) « avec soin »

- meta_ + génitif :

meta_ parrhsi&aj (Isocrate, Philippe, 72) « avec franchise »

               3.2.2.2. Le complément d’agent du verbe passif

L’agent d’un verbe passif est un être animé qui serait le sujet du même verbe à l’actif.

Le complément d’agent du verbe passif s’exprime par la préposition u(po& suivie du génitif :

e)ceirotonh&qh basileu_j u(po_ tw=n zw&|wn (Esope, 83)

il fut élu roi par les animaux

a!llai gnw=mai u(f ) e(ka&stwn e)le&gonto (Thucydide, 3, 36, 6)

des avis divers étaient donnés par chaque groupe.

Attention : la préposition u(po_ signifie aussi « sous » (§ 3.2.1.1), « sous l’effet de » (u(po_ lu&phj « sous l’effet du chagrin » Platon, Phédon, 85a), « sous l’empire de » (oi( u(p ) au)tou= « ses sujets »).

               3.2.2.3. Le complément d’accompagnement

- meta_ + génitif : « avec »

oi{de  met ) au)tou=  h}san  (Thucydide, 3, 56)

ceux-ci étaient avec lui.

- su_n + datif : « avec »

Cette préposition s’emploie surtout en poésie. Les prosateurs du Ve et IVe siècle, à l’exception de Xénophon, préfèrent meta_.

               3.2.2.4. Le complément d’évaluation : prix et  mesure

Il se met au génitif.

- Po&sou dida&skei ; - pe&nte mnw=n (Platon, Apologie, 20b)

- Quel est le prix de ses leçons ? – Cinq mines.

h{n e)tw=n w(j tria&konta  (Xénophon, Anabase, 2, 6, 20)

Il était âgé d’environ trente ans.

               3.2.3. Les relations de cause à effet

               3.2.3.1. Les compléments de cause

Voir Grammaire Textuelle §2.2.1 et 2.2.2.3

               3.2.3.2. Les compléments de but

Voir Grammaire Textuelle §2.2.1 et 2.2.3.1

          3.2.4. La délimitation de la validité de l'énoncé :

          les compléments de point de vue, relation, thème

                3.2.4.1 Le datif de point de vue

Il indique de quel point de vue l’assertion est valable.

a)du&natoi e)ge&nonto toi=j xrh&masi (Thucydide, 7, 28, 4)

ils avaient perdu leur puissance pour ce qui est des finances

au)to&nomoi o!!ntej kai_ e)leu&qeroi tw|= o)no&mati (Thucydide, 3, 10)

indépendants et libres de nom.

                 3.2.4.2 L’accusatif de relation

Il indique le champ de validité d’un adjectif ou d’un verbe.

po&daj w)ku_j  )Axilleu_j

Achille aux pieds rapides (rapide dans le domaine de la course à pied).

Il est en concurrence avec des groupes prépositionnels :

- kata_ + Acc :

e)a&n tij kata& ti kako_j gi&gnhtai, kolaste&oj e)sti& (Platon, Gorgias, 527b)

si quelqu’un devient mauvais sur un point quelconque, il faut le punir.

- peri_ + Acc :

oi( no&moi oi( peri_ tou_j ga&mouj (Platon, Criton, 50d)

les lois concernant les mariages.

3.2.4.1. Les groupes prépositionnels signifiant « au sujet de »

Plusieurs groupes expriment ce rapport de délimitation de la portée de l’assertion ; le plus usuel est celui qui comporte la préposition peri_. Le grec emploie e)pi& pour les mêmes raisons de contact figuré que le français quand on dit « sur ce sujet », il utilise pro&j au sens de « si on met cette notion en face de soi »….

- peri_ + Gen :

peri_ tou&tou mo&nou tou= a)dikh&matoj kai_ e)n dhmokrati&a| kai_ o)ligarxi&a| h( au)th_ timwri&a toi=j a)sqenesta&toij pro_j tou_j duname&nouj a)pode&dotai   

 (Lysias, 1, 2)

pour ce seul délit la même vengeance est accordée aussi bien dans le régime démocratique que dans le régime oligarchique à ceux qui sont les plus faibles  contre les puissants.

- kata_ + Gen :

polu_j e!painoj h}n kata_ th=j h(mete&raj po&lewj  (Eschine, C. Ctésiphon, 124)

la louange était grande à propos de notre cité

- e)pi_ + Gen :

a$ e)pi_ tw=n a!llwn o(ra=te, tau=t ) e)f ) u(mw=n au)tw=n a)gnoei=te  (Isocrate, Paix, 114)

ce que vous voyez quand il s’agit des autres, vous le méconnaissez quand il s’agit de vous-mêmes.

- ei)j + Acc :

ei)j a)ndrei&an   !Erwti ou)de_   !Arhj a)nqi&statai  (Platon, Banquet, 196 d)

du point de vue du courage, même Arès ne peut rivaliser avec Eros 

- kata_ + Acc :

Il s’agit souvent de l’accusatif d’un pronom de sens général :

h}lqej kata_ ti& ; (Aristophane, Nuées, 239)

tu es  venu à quel sujet ?

eu)dai&monej gego&nasi kata_ pa&nta (Hypéride, Epitaphios, 42)

ils sont bienheureux à tous points de vue.

- pro_j + Acc :

pro_j  tau=ta h@ a)fi&ete h@ mh_ a)fi&ete (Platon, Apologie,  30 b)

d’après cela, acquittez-moi ou ne m’acquittez pas.

4. Syntaxe de la phrase simple : les groupes nominaux, de la forme à la fonction

4.1. Les emplois des cas

          4.1.0. Vue d’ensemble des rapports les plus fréquents

cas

fonctions les plus usuelles

Nominatif

Sujet

Attribut du sujet

Kro&noj kate&pine ta_ te&kna

Cronos avalait ses enfants

)) )Afrodi&th qea& e)stin

Aphrodite est une déesse

Vocatif

Apostrophe 

Mou=sa, ei}pe moi th_n a)lh&qeian

Muse, dis-moi la vérité

Accusatif

Complément d'objet

Attribut du complément d'objet 

Complément de lieu (lieu où l'on va)

 (Re&a genna= Di&a

Rhéa enfante Zeus

Kro&noj kate&pien  (Esti&an prw&thn

Cronos avala Hestia la première

(Re&a e!rxetai ei)j Krh&thn

Rhéa va en Crète

Datif

Complément d'objet second

Complément de lieu (lieu où l'on est = locatif)

Complément de moyen

 (Re&a de&dwke li&qon katapiei=n Kro&nw|

Rhéa donna une pierre à avaler à Cronos

 (Re&a genna= Di&a e)n a!ntrw|

Rhéa enfante Zeus dans une grotte

Ai( nu&mfai to_n pai=da e!trefon ga&lakti

Les nymphes nourrissaient l'enfant avec du lait

Génitif

Complément du nom

Celui-ci peut s'enclaver à l'intérieur du groupe nominal qu'il complète

Lieu d’où l’on vient

 (Re&a genna= Di&a e)n a!ntrw| th=j Di&kthj

Rhéa enfante Zeus dans une grotte du Dicté

Ai( nu&mfai to_n pai=da e!trefon tw=| th=j )Amalqei&aj ga&lakti

Les nymphes nourrissaient l'enfant avec le lait d’Amalthée

Zeu_j e!rxetai e)k Krh&thj

Zeus vient de Crète

          4.1.1. Le cas nominatif

Cas du sujet

(cf. § 3.1.1)

 

o( Kro&noj kate&pine ta_ gennw&mena

Cronos avalait ses enfants

Cas de l'attribut du sujet (par accord avec le sujet)

(cf. § 3.1.2)

 

h(   )Afrodi&th qea& e)stin

Aphrodite est une déesse

Gi&gnomai lu&koj

Je deviens un loup

          4.1.2. Le cas vocatif

Cas du nom de la personne interpellée (apostrophe)

w} Zeu= ô Zeus

souvent précédé de w}

w} a!ndrej  )Aqhnai=oi citoyens Athéniens

          4.1.3. Le cas accusatif

Cas de la majorité des compléments d'objet

 (Re&a genna=| Di&a

Rhéa enfante Zeus

Kro&noj prw&thn )Esti&an kate&pien

Cronos avala Hestia la première

Cas du complément d'objet interne :

le nom, de même sens que le verbe,

accompagné d'un adjectif,

forme un groupe nominal qui précise

la notion verbale par le sens caractérisant

de l’adjectif

nosei= no&son a)gri&an

Il souffre d’un mal cruel

Cas de l'attribut du complément d'objet

e3ceij tou_j qeou_j u(phre/taj

Tu auras les dieux comme serviteurs

th_n qugate&ra au)tw|= di&dwsi gunai=ka

Il lui donne sa fille comme épouse

Cas du sujet d'une proposition infinitive

(et, par accord, de son attribut)

(cf. § 5.1.2)

Le&gei xrhsi/mouj ei]nai tou_j qeou_j

 Il dit que les dieux sont utiles

Le&getai au)th_n Foi/nika mna~sqai

Il est dit que Phénix la courtise

Accusatif de relation :

auprès d’un verbe intransitif ou certains adjectifs ; il indique le domaine auquel s'applique la qualité de l'adjectif ou le procès exprimé par le verbe (cf. § 3.2.4.2)

e)xqroi& ei)sin th_n fu&sin

ils sont ennemis de naissance

a)lgei=n ta_ o!mmata

avoir mal aux yeux

Le double accusatif :

certains verbes ont deux compléments à l'accusatif.

(cf. § 3.1.3.1)

e)me_ ta_ e)rwtika_ e)di&dacen

elle m’a enseigné les choses de l’amour

mousikh_n u(po_ La&mprou e)paideu&qhn j'ai été éduqué à la musique par Lampros

Accusatif d’extension temporelle (durée)

(cf. § 3.2.1.2)

mi&an h(me&ran me&nein

rester pendant une seule journée

Accusatif d'extension spatiale

(cf. § 3.2.1.1)

h( Pla&taia a)pe&xei tw=n Qhbw=n stadi&ouj e(bdomh&konta

Platées est éloignée de Thèbes de soixante-dix stades

Accusatif indiquant la direction vers laquelle on va ;

précédé en général de la préposition ei)j

(cf. § 3.2.1.1)

(Re&a paragi&gnetai ei)j Krh&thn

Rhéa arrive en Crète

Certains adverbes ont la marque finale d'un accusatif

ou)de&n en rien, polu& beaucoup,

makra&n loin, to_ loipo_n à l’avenir

          4.1.4. Le cas génitif

Cas du complément de nom :

il se place le plus souvent entre l'article et le nom

dont il est complément h( tou= paido_j fwnh&)

 mais on peut trouver aussi ou bien

h( fwnh_ tou= paido&j ou tou= paido_j h( fwnh&

ou h( fwnh_ h( tou= paido&j.

 (Re&a genna=| Di&a e)n a!ntrw| th=j Di&kthj

Rhéa enfante Zeus dans la caverne du Dicté

Dans l'expression de la filiation,

il y a ellipse du nom "fils" ou "fille".

Qe&mij h( Ou(ranou=

Thémis, la fille d’Ouranos

Qoukudi&dhj    o(  )Olo&rou

Thucydide, le fils d’Oloros

Cas de certains compléments d'objet

(cf. § 3.1.3.2)

a)posterei= me tou= me&rouj

il me prive de ma part

Cas de la plupart des compléments d'adjectifs  (cf. 2.2.)

a!cioj e)pai&nou digne de louange

Génitif d'origine :

en général précédé d'une préposition (e)k, e)c ou a)po&&) (cf. § 3.2.1.1)

e)k paido&j depuis l'enfance

e)k plousi&ou pe&nhj gi&gnomai

de riche <que j'étais> je deviens pauvre

e)c   #Hraj Zeu=j genna=|   (Hfai&stou

d'Héra Zeus enfante Héphaïstos

Le génitif partitif :

le nom au génitif indique un ensemble

au sein duquel se trouvent les objets

ou les personnes dont on parle ensuite.

Le complément de l'adjectif

au superlatif est un cas particulier

de génitif partitif (cf. §2.3.2)

tw=n de_ i#ppwn o( me_n a)gaqo_j, o( d ) ou!

Parmi ces chevaux l’un est bon, l’autre non.

tou&twn a(pa&ntwn h}n u(bristo&tatoj

parmi tous ces gens il était le plus déchaîné (=il était le plus déchaîné de tous ces gens)

          4.1.5. Le cas datif

Complément d'objet second

(ou complément d'attribution)

(cf. § 3.1.3.4)

 

()Re&a li&qon de&dwke Kro&nw| katapiei=n

Rhéa a donné une pierre à avaler un Cronos

h( gh= ti&ktetai brotoi=j mh=la

la terre enfante des fruits pour les mortels

Complément de la personne

bénéficiaire du procès ou qui y a intérêt

 

pa&nta soi genh&setai

tout sera à toi

lamba&nw dw=ron paisi&

je reçois un cadeau pour mes enfants

qu&ei Dii_ Swth=ri

il fait un sacrifice à Zeus Sauveur

Complément de certains verbes

(cf. § 3.1.3.3)

 

bohqei= tw|= patri&

il aide son père

     

Complément de moyen ou d'instrument

(ce avec quoi l'action est réalisée)

(cf. § 3.2.2.1)

 

 to_n pai=da e!trefon tw=| th=j  )Amalqei&aj ga&lakti

ils nourrissaient l'enfant avec le lait d’Amalthée

Complément de manière

(cf. § 3.2.2.1)

 

a)fiko&mhn spoudh=|

je suis venu en hâte

tou&tw| tw=| tro&pw|

de cette façon

Complément de point de vue

(cf. § 3.2.4)

 

tw=| ta&xei katadee&steroi& e)smen

pour la rapidité, nous sommes inférieurs

Complément de cause

(cf. § 3.2.3.1)

 

ou!te a)sqenei&a| ou!te peni&a| pate&rwn a)pelh&latai ou)dei&j

aucun de nos pères n'a été écarté à cause de sa faiblesse ou de sa pauvreté

Complément de but

(datif d’intérêt)

 

au)tw~n  e#kastoj gege&nhtai th~?  patri/di

chacun d'eux est né pour sa patrie

tou=t e)poi&oun oi( me_n fo&bw| oi( de_ w)felei&a|

ils faisaient cela les uns par crainte, les autres par intérêt.

Complément du lieu où se déroule le procès

(précédé de la préposition e)n) [locatif]

(cf. § 3.2.1.1)

 

 )Re&a genna=| Di&a e)n a!ntrw|

Rhéa enfante Zeus dans une caverne

Complément du moment

où se passe l'action (date) [locatif]

(cf. § 3.2.1.2)

 

Qesmofori&oij oi!xetai ei)j to_ i(ero&n

aux Thesmophories, elle se rend au sanctuaire

   4.2. Les emplois des groupes préposition + cas

Il ne peut être question d’énumérer ici tous les emplois de chaque préposition (recensés dans les dictionnaires), mais seulement de donner un inventaire rapide d’une quinzaine d’emplois fréquents.

ACCUSATIF

   

Compléments du lieu vers lequel on va

(avec ei)j, para_ ou d'autres prépositions)

 

§3.2.1.1.

Complément de temps : meta_ « après »

 

§3.2.1.2.

kata_, peri_ « en ce qui concerne »

 

§3.2.4.

Complément de cause ou de but avec dia&

 

§2.2.1.GRTXT

     

GENITIF       

   

Compléments d'origine

(avec a)po&, e)k, ou d'autres prépositions)

 

§3.2.1.1.

Complément d'agent (u(po&)

 

§3.2.2.2.

Compléments du lieu d'où l'on vient

(avec a)po&, e)k, ou d'autres prépositions)

 

§3.2.1.1.

Complément de temps :

pro_ « avant », dia_ « après » ou « pendant »

 

§3.2.1.2.

Complément d'accompagnement (celui avec qui l'action est réalisée) avec meta&

 

§3.2.2.3.

Après les prépositions qui ne peuvent pas fonctionner aussi comme préverbes (e#neka « à cause de », xa&rin « grâce à », e)ggu_j, plhsi&on « près de », po&rrw  « loin de »…)

   

Complément du bénéficiaire, après les prépositions

pro_ et u(pe_r « pour la défense de »

 

§2.2.3.1.GRTXT

peri_ « au sujet de »

 

§3.2.4.

     

DATIF           

   

Complément d'accompagnement

(celui avec qui l'action est réalisée) avec su&n

 

§3.2.2.3.

Complément du lieu où l'on est (sans mouvement - locatif) avec e)n

 

§3.2.1.1.

Complément du moment où se passe l'action (époque), avec ou sans e)n

 

§3.2.1.2.

5. Syntaxe de la phrase complexe : des fonctions aux formes

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