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4. Scènes comiques

Le dialogue théâtral : la comédie de Ménandre

Objectifs

La leçon commence par trois scènes extraites du Dyscolos de Ménandre*. Les comédies de Ménandre sont à l’origine du genre de la comédie tel que l’ont pratiqué Plaute et Térence à Rome, puis les dramaturges du XVIIe siècle, comme Molière.
La première scène est un exemple de situation amusante de comédie, celle de l'esclave terrifié qui arrive en courant et qui tient des propos incohérents pour son maître. La seconde scène est une scène de transition. À travers un dialogue animé, l'auteur met en place des informations sur les personnages, leur arrivée dans un nouveau lieu et leurs projets, informations qui sont nécessaires à la suite de l’action. Après ces deux scènes qui ont un avenir théâtral important dans le comique de situation (jusque dans les entrées de clowns), la troisième scène est une scène capitale pour le retournement final de situation du Dyscolos puisque c'est en sauvant l'homme tombé dans le puits que Sostratos va pouvoir épouser sa fille.
Comédie et tragédie sont des textes dialogués, mais qui reposent sur une intrigue, c'est-à-dire une fiction. Cette fiction peut se résumer en un court récit. Les savants du musée d'Alexandrie ont rédigé des résumés de toutes les pièces de théâtre. Nous allons lire en cinquième texte celle du Dyscolos par Aristophane le grammairien (IIIe siècle).
D'autres auteurs ou compilateurs ont repris les idées de telle ou telle scène, pour illustrer un point de vue de leur oeuvre. Ainsi Stobée (91, 29) a mis en prose une tirade d'une comédie de Ménandre (fr. 537K) où un personnage tient des propos cyniques sur l'idée que les hommes se font des dieux.

Objectifs textuels et grammaticaux

Dans cette leçon, nous abordons de façon systématique l'étude des textes dialogués:
Le dialogue se caractérise par la présence de nombreuses marques d’énonciation :