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2.6.1. Généalogie d’Arété et d’Alcinoos, les parents de Nausicaa :
Les mots et l'organisation de la généalogie

Exercice 1 :

Traduire en français, en vous aidant du texte et de sa traduction, ce résumé de ce texte d’Homère :

Poseida&wn me\n kai\ Peri/boia gei/nato Nausi/qoon mega&qumon .
Nausi/qooj d & e0n Fai/hcin a1nasse.
Nausi/qooj d' e1teke  9Rhch&nora kai_  0Alki/noon.
e1peita de_  Apo&llwn a)rguro&tocoj  9Rhch&nora e1bale.
9Rhch&nwr d'e1lipe mi/an pai=da,  0Arh&thn.
0Arh&thn d'  0Alki/nooj poih&sat' a1koitin.

Corrigé

Poséidon et Périboia engendrèrent Nausithoos au grand cœur.
Nausithoos régna chez (dans) les Phéaciens.
Nausithoos eut pour enfants Rhexénor et Alcinoos.
Ensuite, Apollon à l’arc d’argent frappa Rhexénor.
Rhexénor laissa une fille, Arété.
Alcinoos fit d’Arété son épouse.

Exercice 2 :

À partir de la place des noms propres Arété, Alcinoos et Nausithoos, établir le plan du texte.
Puis repérer dans le texte grec les monosyllabes qui soulignent les articulations de ce plan.

Corrigé

Il est d’abord question du couple royal actuel, Arété et son époux Alcinoos, puis de leur plus proche ancêtre commun, Nausithoos (l.1-2). De celui-ci le texte dit d’abord (l.3-9) l’origine (fils du dieu Poséidon et de Périboé), puis (l. 10-12) la descendance (deux fils, dont l’aîné n’eut qu’une fille). Et l’on en revient (l.13-15) à la reine et au roi, une fois établie leur origine divine et leur étroite parenté. Les phrases mentionnant Arété et Alcinoos encadrent la généalogie. Et cette généalogie s’articule en diptyque (ascendance / descendance) autour de Nausithoos. Encadrement et diptyque sont des procédés de composition poétique (ou rhétorique) fréquents.
Les deux parties du diptyque sont ouvertes respectivement par les particules me&n et de& (qui occupent la deuxième place de leur proposition, après le nom qui est le thème de l’énoncé). Les autres phrases sont reliées le plus souvent par de& (qui a une valeur additive).

Exercice 3 :

Relever par écrit, dans les cinq textes, les verbes signifiant « concevoir un enfant », « avoir pour fils » et « enfanter » (traductions si si qui synonymes).

Corrigé

genna= (1, 11 ; 2, 6), gei&nato (4, 4), e)>gei&nato (4, 8), gegennhme&non (1, dernière ligne)

teknoi= (2, 2), ti&ktetai (3, 4), te&kon (4, 3), e!teken (4, 10)

Ces mots se rattachent tous aux racines *gen- (qui porte le sémantisme de « naissance, origine, famille » et *tek- (qui comporte l’idée de « faire naître, produire » (un enfant, le plus souvent, mais aussi des intérêts bancaires).