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1.2. L’alphabet grec : observation

Prononciation de l’alphabet
Min. Prononciation actuelle
a [a]
b [b]
g [g]
d [d]
e [é] bref
z [dz]
h [ê] long
q [th]
i [i]
k [k]
l [l]
m [m]
n [n]
c [ks] (axe)
o [o] bref
p [p]
r [r]
s ou j [s]
t [t]
u [u] (rue)
f [f]
x [kh]
y [ps]
w [ô] long
ou [ou] (roue)
ei [eï]
ai [aï]
oi [oï]

e#teroj([heteros] « autre »), r(o&doj ([rhodos] « la rose »), a!nqrwpoj ([anthropos] « l’homme »), u#dwr ([hudôr] « l’eau »), h}n ([ên] « il était »), w}  (« ô »), ai)ti&a  ([aitia] « cause »), eu(ri&skw  ([heuriskô] « je trouve »), ai{ma ([haima] « le sang »), oi}koj ([oikos] « la maison »), lo&gw| ([logô] « discours »).

Ces mots comportent des signes autres que les lettres de l'alphabet. Ce sont les esprits et les accents, et le iota souscrit.

Esprits

Toute voyelle initiale, ainsi que tout r initial, porte un signe appelé esprit.

– L'esprit rude, noté   (, marque la présence d'une aspiration [h] en début de mot. Ex: e#teroj (« autre ») se prononçait [heteros] et a donné en français le préfixe hétéro-. Tous les mots commençant par r portent un esprit rude. Ex: r(o&doj (« la rose »), que l'on trouve en français dans rhododendron.

– L'esprit doux, noté   ), marque l'absence d'aspiration en début de mot. Ex: au)to&j (« soi-même »), qui a donné en français le préfixe auto-.

Accents

Tous les mots grecs — à quelques exceptions près — sont accentués sur l'une des trois dernières syllabes.

– L'accent aigu est noté  &.

– L'accent grave est noté   _. On ne peut le trouver que sur une syllabe finale.

– L'accent circonflexe est noté   = . On ne le trouve que sur une voyelle longue, c'est-à-dire, h, w, i et u longs, et les diphtongues.  (pour en savoir plus)

Places de l'esprit

Si l'accent porte sur la syllabe initiale du mot, l'esprit précède l'accent aigu et se place sous l'accent circonflexe. Ex: a!nqrwpoj, u#dwr, h}n.

Lorsque le mot commence par une diphtongue, l'esprit se place sur la deuxième voyelle de cette diphtongue. Ex: ai)ti&a, eu(ri&skw. Si l'accent porte sur la syllabe initiale, il se place de la même façon. Ex: ai{ma, oi}koj.

Lorsque le mot commence par une majuscule, l'esprit, et éventuellement l'accent, se placent devant la majuscule — sauf si l'on est dans le cas d'une diphtongue. Ex:   #Ellhn, 0Aqh=nai, mais Ai!guptoj.

Le iota souscrit

Dans les anciennes diphtongues ayant un premier élément long (a long noté a, h ou w) et un iota comme second élément, celui-ci ne se prononce pas et s'écrit sous la première voyelle.

a<i se prononce [a] long et s'écrit a| ; hi se prononce [ê] long et s'écrit h| ; wi se prononce [ô] long et s'écrit w|.

Ex: tw=|  lo&gw|  ,th=|  skhnh=|  ,  a­!|dw.

Attention! Lorsqu'il accompagne une majuscule, le iota souscrit devient adscrit, c’est-à-dire qu'il s'écrit à côté de la voyelle. Comme il est muet, il ne porte pas l'esprit ni l'accent. Ex:    !Aidhj  « Hadès ».