Sections

La franc-maçonnerie : laboratoire de l'idée européenne

Aller au contenu. | Aller à la navigation

Vous êtes ici : Accueil Cours Conclusion

Conclusion

Conclusion

Au terme de cette exploration de l’Europe des Lumières maçonniques, avec ses astres principaux, ses satellites, ses zones d'ombre et de turbulence, la Franc-maçonnerie du XVIII e siècle apparaît complexe, paradoxale, en un mot plurielle. Ce cosmos parsemé d'archipels maçonniques, cet oikoumène à la densité inégale de loges, se révèle non pas un univers en expansion, qui finirait par englober la sphère profane. S'il a vocation universelle, il s'est rapidement trouvé borné par ses promoteurs, à l'instar de l'Empire romain sous le Principat d'Auguste. Or, ces bornes ne sont pas maçonniques, elles sont profanes : linguistiques, politiques, religieuses, culturelles, sociales, voire ethniques. La « Maçonnerie de société » avec ses loges de cour ( Hoflogen ) ou de châteaux ( Schloßlogen ), ses théâtres de société, ses bals, concerts amateurs, ses chasses, donne le ton au sein du royaume européen des mœurs où elle s’épanouit à l’interface entre espace domestique et espace public.