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La franc-maçonnerie : laboratoire de l'idée européenne

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La Réunion des Etrangers

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(Franc-maçonnerie. Avenir d'une tradition, p.157)
(Franc-maçonnerie. Avenir d'une tradition, p.157)

Diplôme de maître maçon de la loge Royale York de l'Amitié à Berlin

1795 - (Les Trésors du Temple, p.99)
1795 - (Les Trésors du Temple, p.99)

Extrait

Animés du désir de nous perfectionner dans l’A[rt] R[oyal] dont nous sentons toute l’importance et l’utilité, notre zèle serait insuffisant si nous nous bornions à travailler dans les atteliers de notre O[rient]. Ce n’est qu’en voyageant particulièrement chés l’étranger, et en comparant les diverses connoissances, qu’un ouvrier actif et intelligent parvient à donner à son œuvre la régularité, le poli, le beau fini qui sont l’annonce de la perfection, et qui lui concilient les suffrages de ses compagnons, l’estime et l’amour de ses semblables.

Nos emplois civils ne nous laissent pas la ressource des voyages, il nous serait cependant possible, du moins nous le croyons, de concentrer dans un seul et même foyer, par une correspondance suivie, toutes les Lumières éparses dans les O[rients] étrangers en formant à celui de Paris un attelier sous le titre distinctif de la Réunion des f[rères] étrangers.

Nous osons croyre qu’il n’appartient qu’a de bons maçons de concevoir un semblable projet et qu’il est digne de vous, T[rès] C[her] F[rère] de le conduire à sa perfection[1].

 

En élevant un nouveau Temple  au G[rand] A[rchitecte] de l’U[nivers] nous nous sommes proposés de former un établissement que les F[rères] étrangers qui se trouveroient à Paris puissent trouver digne de la Capitale de l’Empire François ; où l’on s’occuperoit non seulement des travaux relatifs aux trois premiers grades, comme étant les colonnes fondamentales de tout l’édifice moral de la fraternité maçonnique, mais encore de ceux qui conduisent aux connaissances sublimes de la Maçonnerie philosophique, dont la symbolique n’est que l’écorce et l’emblème [...]Vous savez en effet mieux que nous, que la maçonnerie embrasse l’universalité des sciences et que les vrais Philosophes la considèrent avec raison comme le dépôt de toutes les connaissances du monde primitif [...]Nous n’attendons, pour réaliser ce projet maçonnique, que quelques dispositions relatives au local où nous devons établir ce nouveau Musée, qui réunirait une Bibliothèque analogue, un Cabinet d’histoire naturelle, de Physique et de Chimie[2].

 



[1] Den Danske Frimurerordern, Ordensarkivet, Copenhague, F II 12 a 1, planche du 5 janvier 1784, signée par l’ensemble des membres de la loge et adressée au frère Walterstorff.

[2] BNF, Cab ms, FM, Baylot FM2 177, Planche à tracer de la cérémonie de l’inauguration de la R[espectable] L[oge] de St Jean... sous le titre distinctif de la Réunion des Etrangers, à Philadelphie, 5785.

Lecture en vieux français

Une loge franco-danoise dans le Paris cosmopolite des Lumières : La Réunion des Etrangers

(L'autre et le Frère, cahier photographique 9)
(L'autre et le Frère, cahier photographique 9)

Franc-maçon, ambassadeur, ministre et intermédiaire culturel : le comte suédois Carl Fredrik Scheffer

(L'Autre et le Frère, cahier photographique 4)
(L'Autre et le Frère, cahier photographique 4)

Tableau des étudiants en médecine irlandais inscrits à l'Université de Paris, membres de la loge L'Irlandaise du Soleil Levant

1784 - (L'Autre et le Frère, cahier photographique 12)
1784 - (L'Autre et le Frère, cahier photographique 12)