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2.1.3 Weber et l’Organisation Bureaucratique

Max WEBER (1864-1920)
Le sociologue allemand WEBER (1864-1920) imagine un modèle d’organisation inspiré de l’armée prussienne et reposant sur des "bureaux" chargés des différentes fonctions administratives. La bureaucratie se veut un mode d’organisation rationnel, fondé sur le droit et les règlements, qui doit rompre avec l’arbitraire et "l’a peu près" de monde du travail de l’époque.
Ce modèle traditionnel légitime l’autorité du chef par la croyance en la nature inviolable de la routine administrative et la certitude de la prévisibilité des réactions de l’ensemble des éléments du dispositif.
Le fait que les procédures soient écrites évite toute ambiguïté lors de leur mise en œuvre. La direction exerce son autorité par le biais de notes de service qui acquièrent aussitôt une valeur juridique.
Pour Weber, cela donne une objectivité absolue au processus décisionnel, confère à l’organisation une totale indépendance du pouvoir politique, et fixe en même temps un cadre disciplinaire.

Un postulat comportemental moins mécaniste que celui de Taylor.
Le modèle organisationnel de Weber se veut égalitaire, puisqu’il se propose de traiter chacun de la même manière. Le principe d’équité est garanti selon lui, par l’absence de prise en compte du caractère individuel de la demande. Néanmoins, ce modèle ne considère pas l’individu comme totalement interchangeable, car il lui reconnaît des compétences spécifiques – celles-là mêmes qui doivent être repérées à l’embauche et qui ensuite lui permettront d’évoluer grâce à un système de promotions.
Ce modèle considère que l’homme est libre. Lorsqu’il décide de devenir le "sujet" d’une organisation, il perd cette liberté et doit satisfaire aux obligations et règles officielles liées à son travail.

Les quatre grands principes de la bureaucratie rationnelle :


- La division du travail : afin d’augmenter la productivité ;
- La structure hiérarchique : fixe les différents niveaux d’autorité de l’organisation, l’acheminement de l’information, le rôle exercé par chacun de ses membres ;
- La communication verticale : consiste à faire circuler l’information en respectant la hiérarchie : du haut vers le bas ;
- L’information écrite : les notes de services, règles et procédures sont établies par écrit afin d’éviter les erreurs d’interprétation.

Un modèle organisationnel par la suite très décrié.
Ce modèle organisationnel est celui des administrations. Le terme même de "bureaucratie" résonne péjorativement à nos oreilles, car depuis Weber, ce mode organisationnel a été très controversé. Il lui a été reproché à la fois sa lourdeur et sa rigidité, dues à sa forte hiérarchisation et aux procédures décisionnelles fastidieuses, son côté déshumanisé et le sentiment général d’insatisfaction au travail qui prédomine dans le personnel.
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